On est tombés là.
Comme un caillou,
Dans le lit d’une rivière.
Personne ne sait d’où.
Plus rien ne bouge une fois mort.
Je m’habitue à ton absence,
D’autres avant ont fait cet effort.
La vie renaît près d’ici, recommence.
Un sablier sans cesse se renverse.
Et le sable en tombant se disperse,
En fractales creusées par le temps.
L’infini se retrouve à chaque instant.
Chaque vague est un monde qui se refait.
Qui porte en elle le souvenir des marées.
Le temps est un leurre,
Une logique de l’erreur.
Un verre brisé ne se reconstruit jamais.
Les causes précèdent les effets.
Mais le temps n’est pas un trait.
Et le sable en montant se disperse.
On empêche que tout arrive à la fois,
Mais l’infini est partout autour de moi.
Les racines des arbres sont belles,
Elles m’appellent, crient mon nom.
Mais dans ce monde artificiel.
On n’écoute que la raison.
Partout des énigmes.
Qui saura les résoudre?
Une et toutes à la fois.
Dans ce monde irréductible,
On est contraint à la foi.
L’espoir d’une autre dimension.
Me délivrer de cette prison.
On en aura entendu des histoires
Guider les peuples vers la lumière
Une étoile, seule, éclaire un instant
Le reste est ombre, vaste et patient.
Gouverné par un roi,
Et pour seule boussole,
La lumière et son temps.
Mais l’ombre à mille voix.